Partager l'article ! Du 8 au 14 Mai : Semaine "Massif Central" fraiche et pluvieuse...: Acte 1 : La Petite Creuse... Dom, qui a quelques racines limousines, ...
Week-end des 15 & 16 Octobre 2011 :
Week-end technique
et sécurité à
Saint-Pierre de Boeuf...
Pour découvrir ou peaufiner la technique spécifique de l'OC, mais aussi apprendre ou revoir les bonnes pratiques de sécurité en rivière, toujours dans l'optique open-canoe, nous programmons un week-end à Saint-Pierre de Boeuf, rivière artificielle très propice à ce genre d'exercices à partager entre copains dans la bonne humeur et sans se prendre la tête...
Contactez nous ici si vous êtes intéressés !
Et aussi, sorties "rivières du quart sud-est de la France, quasiment tous les week-ends...
Les lieux et les parcours sont choisis quelques jours avant, en fonction des niveaux d'eau, de la météo et dee envies des participants...
Contactez nous ici si vous êtes intéressés pour nous faire part de vos dispos et vos suggestions...
Acte 1 : La Petite Creuse...
Dom, qui a quelques racines limousines, avait repèrer ce cours d'eau oublié et nous avait proposé d'aller y faire une descente en canoë-bivouac...
Le parcours n'est pas très long, un peu plus de 60 km depuis l'embarquement le plus en amont référencé (Les Roudières, en amont de Boussac), jusqu'au confluent avec la Creuse, mais les photos
aériennes de Géoportail montrent une petite rivière serpentant dans un environnement très champêtre et bien peu habité, comme nous l'aimons pour le canoë-bivouac. Certes les renseignements
techniques dont nous disposons sont succincts :
Le guide Susse (1949 !) fait mention d'inoffensifs déversoirs et de difficultés de classe I-II et le fascicule du comité départemental FFCK du Limousin, plus récent, confirme en donnant
quelques détails...
Nous nous retrouvons donc 9 membres enthousiastes de la tribu Canoë-Bivouac le samedi 8 Mai au point de rendez-vous fixé par Dom à Boussac, le camping naturiste Creuse Nature,
seul camping ouvert dans les parages...
Il fait 8° C avec des averses régulières, ce qui n'empêche pas des vacanciers hollandais de discuter tranquillement à poil sous les rincés...Pour nous, c'est plutôt l'option polaires et location
d'un bungalow pour passer la soirée confortablement...
Le lendemain matin, Départ des Roudières sous les averses...Le chargement, comme tous les premiers chargements au départ d'une rando est long mais facilité par l'hospitalité d'un sympathique
riverain qui nous met à disposition son grand auvent. Il nous confirme aussi n'avoir jamais vu de canoë sur la rivière...
Méfiants, nous avons prévus plusieurs scies dont une grosse scie à bûches...
La rivière est minuscule, à peine navigable avec nos canots chargés lourdement, mais les herbes de la rive sous l'eau nous indiquent clairement que nous sommes en période de fortes eaux...Méfi
!
Peu après le départ, nous trouvons un premier embâcle d'arbres couchés. Il est facile de se tenir debout dans l'eau jusqu'au ventre et nous scions rapidement deux morceaux de 20 cm de diamètre
pour créer un passage pour tous les canots...Juste après, un second, puis un troisième que nous traitons de la même manière...Le suivant est plus important et intraitable avec nos outils
légers...Nous basculons les canots chargés par dessus...rapide mais physique !
Les embâcles suivants se gèrent comme les précédents, jusqu'au premier embâcle important qui nous impose de tirer les canots chargés sur l'herbe de la rive pour le contourner...Physique
!
A 19 h, nous avons progressé de 8 km à peine et nous nous posons, sous la pluie et fourbus, dans un pré sympa mais spongieux pour y monter le camp...Le tipi sauve une fois de plus la soirée qui
est comme toujours conviviale et animée !
Le lendemain, dès le départ, re-embâcles...Le problème est que depuis le départ, à peine 8 km en amont, des apports en eau arrivent de toute part et qu'en plus, le niveau à encore augmenté
pendant la nuit, ce qui rend le travail sur les embâcles de plus en plus difficile et, plus ennuyeux, de plus en plus dangereux !
La plupart des embâcles seront soit basculés, soit contournés en tirant péniblement les bateaux par la rive...
Sur l'un d'entre eux, il me semble jouable de cordeller les canots pour les faire passer par dessous, entre deux des nombreuses branches pointées ver le fond qui constituent une passoire
redoutable...J'engage notre Canyon...Le courant est assez fort et oblique par rapport à l'axe de la passoire, et ce qui devait arriver arriva, le canot se cravate et dessale amont...Mauvais plan
!
Première étape, essayer de le vider...Le courant est assez fort et il y a de l'eau jusqu'à la poitrine...Grace à un sanglage propre du chargement, j'arrive sans trop de difficulté à
larguer les sangles de maintien, sauf une que je sectionne d'un coup de couteau...Nous extrayons les sacs étanches et les bidons un à un, en croisant les doigts pour ne pas être entrainé sous le
canot qui résiste vaillamment...
Une fois le bateau vidé, une traction puissante de tous les copains sur la cordelle de bon diamètre (8 mm) réussit à le décravaté sans mettre en place un moufflage...le Canyon est intact...Du
solide, Esquif !
Mais le message est clair : 40' d'effort intense et de stress, des risques importants pour les gens et le matos...Il faut se rendre à l'évidence : Il y a trop d'eau pour parcourir sans trop de
risques cette rivière abandonnée par les pagayeurs depuis sans doute des décennies et complètement encombrée de dizaines d'embâcles d'arbres et de branches, parfois monstrueux !
A 16 h, au premier pont rencontré, celui de Malleret-Boussac, après avoir parcouru à peine 6 km depuis le départ du matin, nous décidons d'arrêter là, obligés de se rendre à l'évidence...Cette
rivière n'est plus praticable...
Un riverain qui a toujours vécu là nous confirme d'ailleurs n'avoir plus vu de canoë depuis des décennies...C'était un jour de foire de printemps à Boussac nous dit-il !
Gentiment, il conduit avec son C15 un chauffeur récupérer une voiture...
La pluie s'est arrêter, et il fait même soleil...Nous quittons la Petite Creuse avec le sentiment d'un grand gâchis d'avoir laisser cette rivière belle et propre devenir peu à peu impraticable
par accumulation d'embâcles végétaux infranchissables et nous nous dirigeons vers Uzerche à 2 heures de là pour naviguer sur la moyenne Vézère ou en principe, nous ne devrions pas trouver
beaucoup d'embâcles infranchissables !
Acte 2 : La Vézère...
Après une sympathique soirée et une bonne nuit de récup au joli camping de la Minoterie à Uzerche, départ pour Peyrissac pour un classique Peyrissac-Uzerche avec des canots vides, histoire de
retrouver le plaisir de faire des stops, des bacs, et des reprises pour le plaisir...
Puis, arrivés à la base, soirée côtes de bœuf du Limousin, histoire de mieux connaitre le pays et de se refaire un moral d'acier...
Le lendemain, le niveau s'est encore amélioré...20 m3/s ! Certes il fait frais gris et pluvieux, mais ça ne nous empêche pas de partir pour la classique des classiques, Vigeois-Estivaux.
Avec les apports d'eaux supplémentaires, il y a, à vu de nez, au
moins 25 m3/s, super...
Le Discovery, pas vraiment conçu pour l' eau-vive est un peu limite dans ce type de passage où le pagayeur doit être fin et précis pour ne pas "swamper" à la première vague un peu
puissante...Pour les autres OC, les Caption, Detonator et autre Nitro, vraiment taillés "eau-vive", ce n'est que du bonheur, et les stops, bacs et prises s'enchainent jusqu'à plus soif...
Retournés au Camping, se pose alors la question : Où on va naviguer maintenant ?
On décide donc de repartir vers le Sud pour se rapprocher et de faire une halte navigation sur le Lot, alors que nos amis nantais remontent vers le Nord. à notre grand regret...
Acte 3 :
Le Lot...
3 heures de route plus tard, nous voilà arrivés de nuit au camping désert de Sainte-Eulalie D'Olt...
Au matin, le temps est médiocre, il fait 8°C et le Lot roule de grosses eaux troubles. Difficile de se motiver dans ces conditions pour aller à l'eau, mais nous partons malgré tout pour les
gorges de Pomeyrol, en prévoyant tout de même de se faire un restau au retour, histoire de gouter aux spécialités locales et de passer la soirée au chaud...
Dès le départ, nous trouvons des trains de grosses vagues puissantes qui demandent précision et finesse pour être correctement franchis en open-canoë...Les erreurs sont sanctionnées par des bains
immédiats (que 3 !) suivi pour l'un d'entre eux d'une récup du canot 500 m plus loin...merci les
grosses
gonfles !
La surverse du barrage de Saint-Pierre est impressionnante, mais la glissière en rive gauche est parmi les mieux conçues que nous ayons vu et permet un franchissement fun et sécurit de ce gros
ouvrage...
Peu après, on ne peut pas en dire autant de celle de la chaussée de St Geniez, parce qu'elle est coudée, et nous lui préférons l'échelle à poisson qui rappelle modérément...
Pour le lendemain, difficile d'envisager de faire la partie en amont de Pomeyrol avec ce niveau d'eau...
Nous décidons de partir pour le Tarn, sur le chemin du retour, à 1 h de là...
Acte 4 : Le Tarn...
Arrivés au Rozier par une incroyable route que seuls les GPS savent trouvés, nous découvrons un Tarn charriant de grosses eaux vertes et transparentes...superbe !
Seul bémol, il fait 6°C...on va se couvrir !
Départ des Vignes avec d'entrée la longue glissière pour le moins éclaboussante...Puis des jolis trains de vagues, jeux dans les vagues et derrière les pleureurs...la routine en quelque
sorte...
Arrivée à 15 h, il fait soleil et un peu plus chaud...Normal, les vacances se terminent !
Chargement et embrassades...on recommencera bientôt !