Partager l'article ! Du 24 au 29 Octobre 2010 : Rando Canoë-Bivouac sur la Leyre...: Depuis maintenant plusieurs années, il est de tradition dans le groupe d'effect ...
Week-end des 10 & 11 Mars 2012 :
Week-end technique
et sécurité à
Saint-Pierre de Boeuf...
Pour découvrir ou peaufiner la technique spécifique de l'OC, mais aussi apprendre ou revoir les bonnes pratiques de sécurité en rivière, toujours dans l'optique open-canoe, nous programmons un nouveau week-end à Saint-Pierre de Boeuf, rivière artificielle très propice à ce genre d'exercices à partager entre copains dans la bonne humeur et sans se prendre la tête...
Contactez nous ici si vous êtes intéressés !
Les 6/7/8/9 Avril 2012 : L'Open Canoe Festival 2012 !
Pour la troisième édition de cet évènement européen unique et incontournable dans le monde de l'OC, Canoë-Bivouac sera, bien évidemment présent et participera activement à cette fête de l'OC ! Pour ceux qui ne l'on pas encore fait, n'oubliez pas de vous inscrire ICI
Et aussi, sorties "rivières du quart sud-est de la France, quasiment tous les week-ends...
Les lieux et les parcours sont choisis quelques jours avant, en fonction des niveaux d'eau, de la météo et dee envies des participants...
Contactez nous ici si vous êtes intéressés pour nous faire part de vos dispos et vos suggestions...
Depuis maintenant plusieurs années, il est de tradition dans le groupe d'effectuer une randonnée itinérante en canoë-bivouac de quelques jours pour les vacances scolaires de la
Toussaint...Trouver un parcours adapté en cette saison est toujours quelque chose de complexe, car le niveau d'eau automnal peu passer en quelques jours d'un étiage sévère à une grosse crue
automnale et la météo peu offrir aussi bien un somptueux été indien que des journées d'hiver glaciales et sans lumière...
Cette année, nous jetons notre dévolu sur la Leyre dans les Landes pour une rando contemplative de 4 ou 5 jours...
Après la tempête Klauss début 2009 qui a abattu des millions d'arbres, les rivières du secteur sont devenues impraticables pour les activités de pagaie...Grâce à un travail colossal de
bûcheronnage, les parcours exploités touristiquement ont été rouverts au canoë-kayak...Nous décidons donc de partir de la base de Mexico sur la Grande Leyre pour rejoindre le bassin
d'Arcachon et faire un petit bout de canoë en environnement maritime pour rejoindre le port d'Arcachon.
Il était autrefois possible de partir un peu plus haut, du pont de Rotgé, mais cette partie n'a pas été nettoyée et est actuellement impraticable.
Plusieurs membres de l'équipe de la base de Mexico qui est actuellement fermée pour l'hiver, nous réservent un accueil particulièrement sympathique en prenant la peine de venir à la base pour en ouvrir la chaine qui en barre l'accès afin que nous puissions embarquer et laisser nos véhicules...Nous les remercions chaleureusement !
Après avoir préparer le matériel, être aller posé un véhicule à Arcachon pour la navette et fait quelques courses de frais, la journée, bien courte à cette époque est déjà bien
avancée...Histoire de "s'immerger" dans la rando, nous embarquons malgré tout, pour pagayer quelques kilomètres avant la nuit, avoir le plaisir de rechercher un point de bivouac, quitter les
véhicules...
Peu après le départ, un gros chêne barre la rivière...l'ancien responsable de la base de Mexico nous avait averti de la présence de cet embâcle en nous préconisant de débarquer bien en amont et de portager...
Finalement, en s'immergeant dans l'eau (fraîche !) jusqu'à la taille, nous arrivons à glisser les canots chargés par dessus le tronc et nous reprenons tranquillement la descente jusqu'au pont de
Trensacq , où se trouve une base de canoë estivale, actuellement fermée, mais avec un point d'eau encore
alimenté...
Nous installons notre campement sur l'herbe au bord de l'eau et nous nous réfugions sous le tipi pour une agréable soirée à l'abri alors que la température chute sérieusement à la tombée du jour...A cette époque de l'année, un tipi collectif est un plus notoire car sans lui, à 19 h chacun serait seul sous sa tente pour faire sa tambouille à l'abri de la sérieuse fraîcheur...
Dans la nuit, la température chute encore, et au matin, les tentes sont entièrement givrées et le point d'eau est gelé...Une épaisse brume flotte sur la rivière...Sans se concerter, personne en fait ne s'active pour plier le camp et chacun attends en flânant l'arrivée du soleil que l'on devine à travers la brume comme un lézard engourdi par la fraîcheur matinale qui a besoin des premiers rayons du soleil pour commencer à se mouvoir...Finalement, nous partons vers midi, c'est le rythme de la rando automnale !
La rivière est toujours très étroite et coule nonchalemment sur un lit de sable, sous une voûte végétale qui évoque les rivières tropicale, les berges couvertes parfois de bouquet
d'osmonde royale...De ci de là, nous trouvons des cèpes et autres bolets sur les berges quasi-verticales qui rendent ces champignons quasiment inaccessibles aux ramasseurs pédestres...D'ailleurs,
certains autochtones ont compris le truc, les trois seules embarcations que nous verront le long de ce parcours étaient utilisée par des chercheurs de champignons...
Nous rejoignons tranquillement, en continuant à cueillir ça et là quelques bouchons, le pont de Berne où nous montons le camp pour la nuit...Plat copieux de champignons poilés, nuit un peu moins
fraîche que la précédente mais température malgré
tout encore légèrement négative, départ tardif comme d'hab pour attendre les premiers rayons de soleil revigorants...
Petite halte à Testarouman pour faire le plein d'eau et se débarrasser des poubelles puis petit cordellage pour franchir le barrage de pieux sous le pont, dont le franchissement est interdit par arrêté municipal ! l'aménagement d'une glissière, vu la très faible hauteur de l'ouvrage et la fréquentation estivale que connait le site ne serait pas un luxe...
Re-cueillette de champignons, pagayement toujours cool pour arriver après le Moustey au confluent avec la petite Leyre qui double quasiment le volume...A partir de là, la rivière prend, comme c'est de coutume dans la région, une autre appel<lation :
Nous descendons désormais l'Eyre...La largeur de la rivière est quasiment doublée, la vitesse augmente un peu, mais le caractère intimiste de la partie amont s'estompe...
En fin d'après midi, nous commençons à chercher un point de bivouac...En fait, à cette époque de l'année, tout les points d'accueil existants sont fermés pour l'hiver et il faut trouver
un emplacement pour la nuit, ce qui pourrait sembler facile dans un secteur quasiment plat et très peu habité...En fait, en dehors des point de mise à l'eau au niveau des ponts, les rives boisées
présentent un sol cabossé, peuplé d'arbres et d'arbustes et souvent de vastes zones de chablis chaotiques...Bien sûr, il y a de temps à autre des palombières qui ressemblent assez souvent à des
petites résidences secondaires, mais en ce moment c'est la pleine saison de la chasse et les chasseurs autochtones n'apprécieraient certainement pas que nous squattions ce qui semble être pour
eux leur bien le plus précieux...
Finalement, une baquette sableuse fera confortablement notre affaire après avoir débarasser quelques épineux et niveler le
sol meuble en utilisant les pagaies (de secours !) comme pelles...
Au matin, il fait nettement moins froid mais toujour aussi humide, ce qui nous vaut un départ toujours aussi tardif...
Sans se presser et toujours en ramassant les champignons ça et là, nous voguons jusqu'à Salles où nous faisons une halte au pont pour un ravitaillement d'extras superflus au supermarché voisin...
Nous poursuivons ensuite jusqu' après Mios afin de ne pas bivouaquer trop loin de la zone où la marée commence à se faire sentir car nous savons que la pleine mer est prévue pour demain vers 10 h...
La soirée est étonnamment douce et de nombreux indices nous annonce une dégradation du temps à court terme...Au
matin, la température est de 16 °C supérieure à celle du premier jour et des longs filaments de cirrus garnissent le ciel alors que le soleil levant est rougeoyant...Sans se laisser
duper par la douceur de l'instant présent, nous profitons de ce moment agréable pour plier le camp bien plus tôt qu'à l'accoutumée, marée oblige !
La partie terminale de l'Eyre, autrefois décrit comme une véritable poubelle est aujourd'hui très propre...Seules quelques très rares ordures sont visibles très ponctuellement dans des tas de
branches ammenés par les crues...En arrivant vers le Teich, nous pénétrons dans une zone mi-lacustre, mi-maritime...Les oiseaux se font plus nombreux et nous voilà maintenant sur les vastes
étendues maritime du bassin d'Arcachon...le jusant est déjà bien amorcé et avec nos
canoës bien peu adaptés à une navigation en mer, nous longeons la côte pour diminuer les effets loffeurs gênants d'un vent de 3 beaufort 3/4 arrière et aussi pour observer de plus près
l'activité ostréicole...
Bien entendu, nous savons que nous sommes sur un estran vaseux qui sera découvert dans peu de temps sur une immense surface, mais nous sommes confiants dans l'agilité de nos canots pour ne pas se laisser pièger !
Au niveau de la Teste, la marée est dans sa quatrième heure de jusant et nous commençons à nous échouer sur la vase, souvent bien molle pour marcher...en trottinant, un pied dans le canot, un
pied qui pousse dans la vase, nous rallions péniblement le chenal du port de la Teste un peu plus en eau et nous pagayons comme des forcenés pour gagner plus au
large le chenal principal et rejoinde en pagayant la cale de l'Aiguillon où cette belle rando s'achève alors que la météo se dégrade...
Navette à Mexico pour récupérer les véhicules et revenir charger le matos (3 heures)...Pendant ce temps, les trois qui étaient resté sur place on négocier avec un chantier naval l'utilisation d'un jet d'eau pour nettoyer les canots et le matos crépis de vase...Pas du luxe !
Après une bonne douche, repas traditionnel "fruit de mer" au restaurant "chez Yvette" à Arcachon et retour le lendemain...
Cette randonnée bucolique et sans difficulté de 105 km est un joyau des parcours de canot-camping européens et nous ne pouvons que la recommander à tous ceux qui aiment le canoë-bivouac et son esprit, en évitant de préférence la saison estivale où les hordes de sit-on-top bruyants dénaturent quelque peu l'ambiance authentique de cette belle rivière...
Ils étaient de la rando : Séverine & Gégé, Patrice, Steph, Katia & JF...